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Les répliques cultes de Kaamelott expliquées : qui les dit, et pourquoi on les ressort encore
D'où viennent les répliques Kaamelott qu'on ressort encore au quotidien, et comment les utiliser.
Depuis 2005, Kaamelott a fait entrer dans le langage courant des dizaines de répliques que même ceux qui n'ont jamais vu un épisode reconnaissent parfois sans le savoir. Ce qui distingue ces expressions de l'argot habituel de ce site : elles ne servent pas à décoder ce qu'on te dit, mais à citer toi-même quelque chose — un running gag partagé, plus qu'un code à comprendre. Voici les plus reprises, avec le personnage qui les a rendues cultes et un exemple d'usage hors de la série.
Les réflexes du quotidien
« C'est pas faux », le classique de Perceval, sert à admettre à contrecœur qu'un argument tient debout, sans vouloir dire franchement qu'on est d'accord. « On en a gros », lancé par Karadoc et Perceval dans l'épisode « Les Exploités », exprime qu'on est vexé ou qu'on a une injustice sur le cœur — bien au-delà du contexte de la série désormais.
« Bourrin » (rustre, sans finesse) et « C'est pas Byzance » (pas franchement luxueux) existaient avant la série, mais Kaamelott les a remis largement au goût du jour, notamment via Perceval et Léodagan.
Les obsessions alimentaires de Karadoc et Séli
Karadoc, chevalier peu porté sur l'effort mais intraitable sur deux points, a donné deux répliques cultes : « Le gras, c'est la vie » (assumer de se faire plaisir plutôt que culpabiliser) et « Les chicots, c'est sacré » (le seul rituel auquel il ne renonce jamais, même en laissant filer tout le reste).
En face, Dame Séli veille au règlement avec « La bouffe est interdite en dehors des heures des repas », et le Maître d'armes s'insurge d'un « Je ne mange pas de graines ! » resté célèbre — les deux répliques se citent aujourd'hui pour se moquer d'une règle trop stricte ou d'un cliché de la nourriture « saine ».
Les répliques pour couper court ou se plaindre
Léodagan cumule les formules les plus reprises : « Vous me prenez pour un serre-livre ? » (se sentir juste bon à décorer), « Trop gentil, c'est mon problème » (l'excuse ironique du naïf qui s'est fait avoir) et « Moi, j'ai appris à lire, ben je souhaite ça à personne » (le savoir n'apporte, au final, que des ennuis).
Arthur n'est pas en reste avec « Arrêtez de m'appeler Sire ! » (refuser un titre ou un rôle qu'on ne veut pas) et « Mais c'est pas compliqué, bon Dieu ! ». Merlin referme la discussion avec « La boutique est fermée, adressez-vous à la concurrence », Bohort s'indigne d'un « Mécréant ! », Guenièvre panique avec « J'ai peur, j'ai peur ! », et la série détourne carrément un proverbe avec « La patience est un plat qui se mange sans sauce ».