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Répliques cultes du cinéma français : d'où elles viennent et comment on les ressort

D'où viennent les répliques de films français qu'on ressort encore aujourd'hui, et comment les utiliser.

Le cinéma français a produit son lot de répliques qui ont fini par vivre leur vie propre, loin de l'écran : reprises entre amis, glissées dans une conversation, parfois même entrées dans le dictionnaire. Contrairement à l'argot classique, elles ne servent pas à décoder ce qu'on te dit — elles se citent, comme un clin d'œil partagé. Voici les plus reprises, avec le film d'origine et un exemple d'usage aujourd'hui.

Pour se moquer, gentiment ou pas

« Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît », lancée par Fernand Naudin (Lino Ventura) dans Les Tontons flingueurs (1963), reste l'une des piques les plus citées du cinéma français pour clouer le bec à quelqu'un d'un peu trop culotté. Dans le même film, « C'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases » se ressort pour se moquer d'un discours inutilement ampoulé.

« Aucun lien, je suis fils unique », réplique de Serge Karamazov dans La Cité de la peur (1994), sert à couper court avec ironie quand on te prête une ressemblance ou une parenté gênante. Et dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006), « Il s'agirait de grandir » se reprend, avec la même arrogance volontairement caricaturale que le personnage, pour railler un comportement puéril.

Pour marquer un petit exploit

« Ça, c'est fait ! », catchphrase satisfaite de Brice (Jean Dujardin) dans Brice de Nice (2005), s'utilise aujourd'hui avec autodérision pour se féliciter d'avoir accompli une tâche minuscule comme si c'était un exploit. « Touche pas au grisbi », tiré du film éponyme mais popularisé version comique par Les Tontons flingueurs, désigne ce à quoi on tient et qu'on ne laisse toucher à personne.

« Sur un malentendu, ça peut marcher », des Bronzés font du ski (1979), résume avec fatalisme une tentative bancale qui, contre toute attente, pourrait quand même fonctionner.

Pour commenter une situation absurde

« Ils sont fous, ces Romains ! », popularisée par Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) même si l'expression vient de la bande dessinée originale, se ressort face à n'importe quel comportement jugé complètement irrationnel. « Un dîner de cons », titre devenu expression à part entière depuis le film de Francis Veber (1998), qualifie un rassemblement social gênant ou mal intentionné.

« Manant ! » et « Okaaaay », tous deux tirés des Visiteurs (1993), servent respectivement à traiter quelqu'un de rustre avec emphase, ou à marquer un scepticisme poli face à une explication qu'on ne croit qu'à moitié. « Pas de bras, pas de chocolat », d'Intouchables (2011), et « Flic ou piéton, à toi de choisir », de Taxi (1998), complètent ce répertoire de phrases qu'on ressort pour désamorcer une situation avec humour.

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