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L'argot de Bourgogne-Franche-Comté : guide complet du patois comtois et bourguignon

Du ban bourguignon aux mots du patois comtois, un tour du vocabulaire régional transmis en Bourgogne-Franche-Comté.

La Bourgogne-Franche-Comté réunit deux identités régionales bien distinctes : la Bourgogne, terre de vignobles et de traditions festives, et la Franche-Comté, marquée par le patois comtois encore vivant dans le Doubs et le Jura. Ce ne sont pas des expressions inventées sur les réseaux sociaux mais des mots de patois transmis depuis des générations, documentés notamment par les reportages régionaux consacrés au comtois. Ce guide rassemble les expressions les plus emblématiques de la région, entre traditions collectives et vocabulaire du quotidien.

Les traditions qui rassemblent

En Bourgogne, on ne se contente pas d'applaudir : à la fin d'un repas de famille, d'un mariage ou d'un spectacle, on entonne le ban bourguignon, un chant rythmé et scandé (« La bourguignooonne... ») qui remplace l'applaudissement classique. C'est l'un des marqueurs identitaires les plus vivants et les plus reconnaissables de toute la région.

À Dijon, une statue du XIXe siècle trône sur la place François-Rude : le Vendangeur, plus connu sous le nom de bareuzai. Ce mot désigne un vigneron bourguignon et vient de la prononciation patoisante de « bas rosés » — les bas ou pantalons des vignerons prenaient une teinte rosée après avoir foulé le raisin pieds nus dans la cuve.

Quand on organise un repas généreux et convivial entre famille ou amis, en Bourgogne comme en Franche-Comté, on parle d'un fricot. Le terme est largement répandu dans tout le Nord-Est de la France et reste couramment employé aujourd'hui.

Le patois comtois pour parler du temps qu'il fait

Dans le Haut-Doubs et plus largement en Franche-Comté, quand le froid pique vraiment fort, on dit que ça meule — une expression très ancrée, popularisée notamment par le livre de Sophie Garnier « Moi j'parle le Comtois ! pas toi ». Et après avoir marché sous la pluie sans protection, on se retrouve gaugé, c'est-à-dire trempé jusqu'aux os.

Le mot cheni, lui, ne parle pas de la météo mais du ménage : il désigne la poussière ou le désordre poussiéreux accumulé dans une pièce, l'un des mots comtois les plus employés au quotidien selon plusieurs reportages de France 3 Bourgogne-Franche-Comté.

Le patois comtois pour parler des gens

Deux mots comtois décrivent des comportements bien précis, souvent utilisés à propos des enfants. Un chougno est un pleurnichard, quelqu'un qui se plaint ou geint sans cesse, tandis que jinguer désigne le fait de gigoter, de ne pas tenir en place — deux mots encore bien vivants dans le langage familial en Franche-Comté.

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